De moins en moins de boîtes à lettres, des chemins de plus en plus longs à la prochaine filiale de postes et des queues d'attentes de plus en plus longues – il faut lutter avec ses problèmes presque partout maintenant à la suite de la privatisation de la poste.
Maintenant la compagnie vient d'annoncer de vouloir se débarrasser jusqu'à l'année 2011 même des dernières 750 filiales encore dans la propriété de la poste. Alors il en sera vraiment fini avec l'approvisionnement sur tout le territoire. Pourtant il s'agit dans le cas d'acceptation de paquets ou la vente de timbres de services de base existentiels, qui devraient être disponibles pour tout le monde.
Bien sûr, la poste allemande est obligée de subventionner au moins 12000 de ses branches en Allemagne. Mais de quelle sorte de filiales il s'agit n'est pas important. A l'avenir, des services postaux seront offerts vraisemblablement uniquement dans une forme allégée dans de “filiales partenaires“ privées ou des ainsi-nommés “points postaux“. Si l'on en croit aux déclarations de l'association des entrepreneurs postaux, l'on “économise“ 60 pourcents des coûts à chaque fois qu'une branche est transformée dans une agence privée. Quel sera le résultat d'une telle politique d'économies devrait être clair: A part la limitation de l'offre de service il faut compter sur une réduction drastique du personnel, ce qui devrait encore rallonger les queues devant les guichets. Il s'y ajoute que les employés dans les “filiales partenaires“ en contraste aux employés réguliers postaux seront frustrés par des boulots minimaux et des salaires-dumping.
L'on ne devrait pas s'étonner de la croissance rapide du secteur à bas salaire en Allemagne. Pourtant il est déjà maintenant plus élevé que dans tous les autres pays industriels: Presque chaque quatrième employé doit se contenter d'un salaire annuel de 15000 Euro ou moins. Il est donc grand temps de s'opposer à cette manie de privatisation qui sert uniquement aux actionnaires tandis que les consommateurs et employés n'en ont que les miettes. Comme les chemins de fer dont la privatisation partielle fut récemment décidée par le Parlement fédérale, la poste aussi appartient dans la main publique comme elle offre des services importants dont personne ne doit être exclu.
Mais les signes continuent de montrer vers la vente au rabais: Déjà il y a quelques mois, l'on pouvait lire dans la presse financière que la poste allemande cherche un partenaire de fusion pour la Postbank (Banque des Postes). S'il devait vraiment en venir à une telle fusion gigantesque dans le système bancaire allemand, des milliers d'emplois seraient en danger – à ne rien dire des conséquences à long terme qu'un tel processus de concentration aurait pour les consommatrices et les consommateurs. Presque plus intéressant est ce que l'on n'arrive même pas à lire dans la presse: Ainsi avec la Deutsche Post Adresse s.a.r.l. aussi la banque de données d'adresses la plus grande et plus actuelle a entre-temps été privatisée en partie: Elle appartient maintenant à la compagnie très puissante de Bertelsmann.
Sahra Wagenknecht
Bruxelles/Berlin, le 13 juin 2008