Au sujet du 10e anniversaire de la Banque Centrale Européenne, Sahra Wagenknecht, députée du Parlement européen et membre de l'exécutif du parti LA GAUCHE déclare:
La Banque Central Européenne dont le 10e anniversaire est célébré aujourd'hui est une mauvaise construction néolibérale. Bien que la politique de la BCE soit d'importance capitale pour la situation de vie des gens en Europe, elle n'est soumise à aucun contrôle démocratique. Suivant ses statuts la Banque Centrale Européenne est indépendante et obligée uniquement à maintenir l'objectif de la stabilité des prix. Mais qu'est-ce que "l'indépendence" si vantée du BCE veut dire autre que la dépendance complète de la politique de monnaie et financière des intérêts des capitalistes financiers européens? Là où la politique n'a pas d'influence, les marchés financiers ou respectivement les grandes banques européennes, les compagnies et les sociétés d'investissement règnent directement après tout. Cela explique, pourquoi les représentants de la BCE appellent régulièrement aux syndicats de bien vouloir ne pas réagir aux prix crosissants et profits impertinants des compagnies par des demandes salariales correspondantes. Cela explique aussi pourquoi la BCE n'a pas encore pris d'initiative pour régler les marchés financiers européens. Bien que la crise financière s'étende de plus en plus, l'on continue de se fier à l' "auto-régulation" des marchés financiers. Cela bien que l'expérience montre que cela revient à une invitation au libre service. Parce que si l'on aime rafler les profits d'affaires hautement spéculatives, les risques et les pertes des grandes banques sont à la rigueur acceptés par la main publique, à dire passés aux contribuables.
Le régime marcoéconomque de l'UE pourtant base sur encore un seconde fausse construction. Tandis que l'on a passé la responsabilité pour la politique de monnaie à la BCE, les États-membres continuent d'être responsables pour la politique fiscale. Le résultat est une compétition d'impôts aggravée qui favorise surtout les entreprises et les riches tandis que les employés et les consommateurs doivent porter une partie toujours plus grande de la charge fiscale qui reste. Cette mauvaise construction néolibérale détruit la base de revenu des budgets publics ce qui résulte à son tour dans des programmes asociales d'économies et de privatisation.
Au lieu de prononcer des éloges superficielles sur l'Euro, le 10e anniversaire de la BCE devrait être utilisé pour un bilan critique. Ce qui est clair après tout, c'est que sans une révision fondamentale de la politique de monnaie et financière, il n'y aura pas d'Europe sociale! La crise financière actuelle devrait donc utilisée comme une chance de soumettre des institutions importantes comme la BCE au contrôle démocratique – dans l'intérêt des employés, des chômeurs ainsi que des consommatrices et des consommateurs en Europe.
Sahra Wagenknecht
Bruxelles, le 2 juin 2008


Quelle: www.vermoegensteuerjetzt.de
