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21/04/2008

Les privatisations, c'est passé

Des syndicats, des politiciens de gauche et des initiatives citoyennes ont discuté à Leipzig des expériences dans la lutte contre la vente aux soldes de la propriété publique

Frank Brunner, "junge welt" du 21 d´Avril 2008
D'abord la bonne nouvelle: La privatisation n'est pas une loi naturelle inchangeable. Contre la transmission de la propriété publique dans les mains d'investisseurs privés primairement orientés vers le profit et qui a été forcée par la politique et l'économie pendant les derniéres années il y a de plus en plus de résistance par les citoyenNes concernés. Et cela avec succès. Comment ça marche, de cela discutèrent des membres d'initiatives citoyennes, des représentants des syndicats et des experts scientifiques avec des politicienNes du Parti de Gauche à la conférence "(Re)communalisation et privatisation" qui a eu lieu le samedi dans la mairie de Leipzig.


Asbjorn Wahl de Norvège, par exemple. "Au début des années 90, les privatisations chez nous étaient en grande vogue", ainsi le syndicaliste. Le parti socialdémocratique avait privatisé des entreprises d'État et transformé le secteur de santé dans un système orienté vers le marché, Wahl rapporta au plus de 100 participants de la conférence. Le mouvement norvégien avait pourtant réussi de sortir de la défensive. Ensemble avec d'autres organisations, l'on fonda la "campagne pour l'État de providence" et développa le projet "commune modèle". Au lieu de miser sur la privatisation et les licenciements, l'on se fia aux expériences professionnelles des employés. A Trondheim, la troisième ville de Norvége, plusieurs entreprises ont pu être remuncipalisés et en même temps les bénéfices sociaux augmentés. "En raison de notre politique d'alliance la perception en Norvège a changé", ainsi Wahl dans un interview de junge Welt.


A peu près 2000 kilomètres plus au sud, à Fribourg en Baden-Württtemberg, l'on a fait des expériences semblables. Là-bas, le maire principal Dieter Salomon (LES VERTS) avait voulu vendre des appartements municipaux à un investisseur financier. "Nous avons organisés des assemblées citoyennes, mis des annonces dans les journaux et organisés des manifestations", rapporte Günter Rausch, membre de l'initiative "Le logement c'est un droit de l'homme". En novembre 2006, plus que 70 pourcents des Fribourgeois votèrent contre cette privatisation. L'example le plus récent d'engagement réussi contre la tendance à la privatisation, c'est Leipzig – là aussi une majorité claire se prononça contre la vente des services municipaux. Lors d'une rencontre fédéral le 3 mai à Leipzig, des activités avenirs contre la privatisation de la propriété communale seront discutés.


Sahra Wagenknecht, députée au Parlement européen pour le parti LA GAUCHE, parla des aspects économiques et sociaux de divers concepts de privatisation. L'efficacité apparemment plus haute reposa sur des salaires moins élevés pour les salariés ainsi que des prix plus élevés pour loyer, électricité ou eau que les citoyenNes ont à payer, ainsi la politicienne. Quelles conséquences ça aurait si les entreprises d'État s'orientaient uniquement vers le profit et les marchés de capital au lieu des besoins de la communauté fut expliqué par Tim Engartner, politologue à l'université de Cologne, à l'exemple de la privatisation des chemins de fer discutée en ce moment.


Appartements, services municipaux ou entreprises de transports. La vente au soldes graduelle de villes et de comtés est loin d'avoir été arrêté. Mais que faire? "La Gauche doit devenir le parti qui s'oppose conséquemment à la privatisation et lutte pour la recommunalisation", demanda Sahra Wagenknecht, qui le week-end dernier, avait été entré par le courant de "gauche socialiste" comme candidate à la vice-présidence du parti. Que cette position n'était pas partagée par tout le monde dans son parti fut admis par Jürgen Klute, membre de l'exécutif du parti. A Dresde, la fraction municipale de la gauche avait approuvé la vente de 48.000 appartements.


"Peut-être nous devrions prendre plus de soins dans le choix de nos candidats", déclara Dieter Pellmann, député du parlement régional saxon à la question comment l'on pourrait à l'avenir éviter quelque chose de pareil. Gabriele Engelhardt qui est membre de l'exécutif du parti de gauche en Saxonie, ne considère pas cela comme suffisant: "Il n'est pas assez d'avoir une majorité de gauche au parlement, l'on devrait aussi coopérer au plan extraparlementaire avec des mouvements sociaux et les syndicats", ainsi Engelhardt à jW. A Trondheim, à Fribourg et à Leipzig cette approche a apparemment fonctionné.


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