Nous félicitons les camarades hambourgeois de leur entrée réussie dans la chambre de députés. Le bon résultat électoral prouve que la gauche au moyen d'une course crédible et conséquente gagne de plus en plus de support. De plus en plus de citoyennes et de citoyens souhaitent une alternative claire à la politique de Hartz IV, au dumping salarial et au gaspillage de la propriété publique, et ils ne se laissent pas dissuader non plus de leurs décisions de vote par des diffamations et des campagnes de haine anti-communistes. Maintenant, avec la quatrième fraction de parlement régional dans les anciens pays fédéraux, le parti LA GAUCHE est irrévocablement devenue une force politique dans toute l'Allemagne.
L'approbation de LA GAUCHE n'est pas un accident. Des millions de gens aujourd'hui apprennent à sentir ce que veut dire le capitalisme déchaîné: du travail à des salaires de mendiants, le manque de places de formation professionnelle, le vol de bénéfices sociaux, le chômage continu de masse, des frais d'études et le système de santé de deux classes n'en sont que quelques examples. A juste titre beaucoup ne veulent plus souffrir cela. L'agenda néolibéral qui sans égard a élevé les intérêts des exécutifs de compagnies et des propriétaires de fortunes en planque de guide politique ne jouit plus de support.
LA GAUCHE se trouve en face du défi d'entrer les débats politiques et la possibilité d'une perspective anticapitaliste dans le débat publique et d'encourager les gens a des luttes communes et solidaires. Pour cela, il faut une grande opposition de gauche dans les parlements mais aussi et surtout plus de résistance en dehors des parlements. Pour arrêter une politique qui frappe dans le visage les intérêts des travailleurs, nous avons besoin de luttes de travail qui n'hésitent pas non plus de lancer des demandes politiques. Pour mobiliser la résistance sociale contre la politique néolibérale il nous faut lutter pour de larges alliances surtout avec les mouvements sociaux. Une condition importante pour notre appui grandissant auprès des gens et dans de telles alliances, c'est notre crédibilité.
Qu'un parti de l'opposition peut changer la politique, la GAUCHE l'a prouvé depuis sa fondation. Ce n'est rien d'autre que cette pression qui en ce moment dans des parties du SPD mène à une reconsidération de son comportement vis-à-vis de la GAUCHE. Il s'est montré que l'exclusion et la diffamation ne peuvent pas arrêter le cours de succès de la GAUCHE. Si le SPD tirait maintenant la conclusion de tout cela d'abandonner l'Agenda 2010, Hartz IV et l'engagement dans des guerres en violation de la loi internationale, cela serait bien sûr désirable. Nous ne voyons pourtant pas d'indications d'un tel changement de cours. Il est plus vraisemblable qu'il s'agit d'autre chose dans les jeux de plan récents: Il s'agit d'étendre la stratégie pratiquée avec tant de succès par le SPD au Sénat de Berlin d'étouffement de la compétition de gauche dans l'embrace néolibérale aussi aux anciens pays fédéraux. Tout de moins, le SPD berlinois a réussi de cette façon de détruire notre crédibilité de gauche de façon durable et de partager en deux le nombre des électrices et électeurs de Gauche. La tolération en Saxonie-Anhalt et la participation à la coalition à Schwerin avaient déjà eu des effets semblables, bien que moins désastreuses.
De toute façon, l'on ne peut tirer qu'une seule conclusion de ces expériences. Pas de tolération ou même de coalition sans un vrai changement de politique. Démolition sociale, privatisation, réduction des effectifs et dumping salarial dans les services publics ou des frais d'étudiants ne sont pas tolérables pour la GAUCHE dans aucune constellation. Celui qui pose pour l'agenda néolibérale 2010 ou les missions de guerres mondiales ne peut pas être un partenaire sérieux pour nous.
LA GAUCHE continuera de gagner en force si elle continue sa course conséquente d'opposition contre la politique dominante néolibérale. Rien ne serait plus insensé que de nous faire un croche-pied à nous-mêmes. Les déclarations de la députée de Basse-Saxonie, Christel Wegner, étaient utilisées avant les élections de Hambourg pour une campagne anti-communiste. Cette occasion ne devrait pas nous amener pourtant maintenant à mettre en cause le pluralisme au sein du parti ainsi que la politique prouvée effective dans le passé de listes ouvertes et d'alliances amples en général. L'anti-communisme est une sottise fondamentale aussi de la présente époque! Il a et continue d'être utilisé par l'ennemi politique pour diviser et affaiblir la gauche et pour discréditer le but d'une victoire sur le capitalisme. Une Gauche qui cèderait à cette pression perdrait sa force de conviction.
Déjà les élections à Hessen et encore plus les élections d'Hambourg qui viennent d'avoir lieu ont montrées: les campagnes anti-communistes n'arrivent presque plus à leur but. La dernière chose dont a besoin la GAUCHE en ce moment sont donc des rituels dévots de démarcation. Il faut que nous luttions de façon crédible et conséquente et nous sommes élus pour cela. Il faut que les membres de la GAUCHE continuent d'avoir dans tous les cas individuels le droit d'élir de façon autonome et à tous les niveaux les candidat/es sur leurs listes. Et il faut que la GAUCHE reste anti-capitaliste dans son orientation programmatique. Décisive dans cela ont été et continuent d'être la question de la propriété et celle de la guerre. Cela se montre aussi dans les confrontations très concrètes sur des chemins de développement anti-capitalistes comme elles sont menés en ce moment en Amérique latine. Les demandes des Points piliers programmatiques de transférer des industries clés de l'économie en communauté commune et de refuser toute forme de privatisation, devrait être étendues et concrétisées. Et la politique de paix est essentielle pour LA GAUCHE. La guerre ne doit jamais être un moyen de la politique. Pour cette raison, le refus d'interventions étrangères de l'Armée fédérale devrait être clairement ancré dans le programme de base du parti LA GAUCHE.