Chers collègues, chères collègues,
l'économie européenne se trouve en face de grands problèmes: crises sur les marchés financiers, prix croissants pour énergie et produits alimentaires, une demande intérieure traînant à cause du dumping salarial et le vol social, l'extension de l'emploi précaire – tout cela sont des problèmes urgents qui doivent être abordés.
Mais de cela il ne peut pas en être question. Bien sûr, l'on rappelle dans le rapport que l'“augmentation des revenus devrait être en ligne avec la croissance de moyen terme de la productivité“. En même temps, le rapport pourtant revendique une continuation des réformes néolibérales de structures, bien que ces „réformes“ prétendues ont d'abord causés les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. Au lieu de créer des emplois par des investissements publiques, il faudra accroître la pression sur les employés et les chômeurs, les temps de travail devraient être prolongés et l'on se débarasse de plus en plus de la protection contre le licenciement. Au lieu d'intervenir de façon régulatrice dans les marchés financiers et les transferts des capitaux, l'on regarde de façon perplexe comment la crise financière actuelle continue de se répandre. Et au lieu d'en finir avec la politique de libéralisation qui a contribué de manière substantielle à la chasse à la hausse des prix sur les marchés d'énergie, l'on continue à miser obstinement sur la dérégulation et la privatisation.
Notre groupe ne consentira pas à un rapport qui se prononce en faveur d'un agenda néolibéral, qui traite le social de coup de pieds et qui produit des crises toujours nouvelles. Ce dont nous avons besoin c'est une politique économique radicalement différente où les intérêts des employés et les chômeurs jouiraient de précédence devant les intérêts de profits des grandes compagnies!