La crise de l’euro n’est pas seulement une crise des finances publiques de certains États membres, c’est aussi une crise de l’union monétaire et de l’ensemble du projet d’intégration européenne. Après plusieurs dizaines d’années de coopération, on craint même maintenant une désintégration de l’UE. Les calomnies proférées dans certains médias contre ces « paresseux de méridionaux » détournent l’attention des responsables et des profiteurs de la crise et ouvrent la voie à une dépossession de la majorité de la population européenne par des programmes d’économies et le démantèlement social. Cela va de pair avec l’apparition d’accents nationalistes de plus en plus marqués dans de nombreux États membres et les partis néofascistes et populistes de droite remportent des succès électoraux importants avec des slogans antieuropéens et xénophobes. La revendication insensée, tant au plan politique qu’économique, de ceux qui demandent à la Grèce de bien vouloir sortir de la zone euro, marque l’apogée provisoire de cette triste évolution.
Le Bundestag allemand invite le gouvernement fédéral à rejeter les mesures adoptées pour préserver la stabilité financière dans le cadre du plan de sauvetage de l’UE destiné à stabiliser l’euro. En particulier, toutes les mesures qui restreignent la souveraineté budgétaire et le contrôle parlementaire sur les budgets dans les États membres de l’UE doivent être rejetées. Les mesures suivantes doivent au contraire être prises par le gouvernement fédéral :
Si l’on veut défendre la démocratie contre les marchés financiers, il faut enrayer efficacement la spéculation. Les dérivés sur événement de crédit (Credit Default Swaps - CDS) et les ventes à découvert doivent être immédiatement interdits, de même que la taxe sur les transactions financières et un impôt sur les banques et compagnies d’assurance doivent enfin être introduits, tant en Allemagne qu’au niveau national. Il convient de lancer des mesures qui mettent un terme à la concurrence que se livrent les pays au sein de l’Union européenne pour offrir les salaires, les impôts et les standards sociaux les plus bas, car cette concurrence est à l’origine de la crise.
Remarques préliminaires des auteurs de la question: Le 13 novembre 2009, à l’aéroport d’El Aaium, capitale du Sahara occidental, la militante des droits de l’homme sahraouie Aminatou Haidar s’est vu interdire l’entrée dans les territoires occupés du Sahara occidental. Elle avait refusé de signer une déclaration mentionnant qu’elle était une ressortissante marocaine. Mme Haidar était de retour des États-Unis où elle avait reçu un prix pour son engagement en faveur des droits de l’homme. Son passeport lui a été retiré et elle a dû monter contre son gré à bord d’un avion à destination des Canaries. Dans l’avion, les autorités espagnoles lui ont assuré qu’elle pourrait reprendre le vol suivant pour son pays, où ses deux enfants l’attendaient. Elle s’est alors déclarée disposée à quitter l’appareil.

Quelle: www.vermoegensteuerjetzt.de
